Lorsque l’on commence une activité de photographe, il peut être tentant de ne pas s’enregistrer auprès des autorités compétentes, et ainsi éviter les charges et taxes inhérentes à toute activité professionnelle déclarée. Cependant, c’est loin d’être une bonne idée, nous allons voir pourquoi.

Protégez vos clients, protégez vous

La première raison qui me vient à l’esprit est la protection de vos clients/sujets. En effet, le fait de déclarer son activité oblige à souscrire une assurance responsabilité civile qui vous permet, en cas de pépin, de vous couvrir et de couvrir vos clients.

Imaginez, vous tombez en panne à 200 km du mariage que vous devez couvrir dans trois heures; vous ne pouvez plus couvrir le mariage. C’est l’assurance qui dédommagera vos clients, vous évitant ainsi un litige long et coûteux.

Si les URSAFF font un contrôle lors d’un mariage que vous couvrez au black, non seulement vous allez subir une amende salée, mais vos clients aussi (jusqu’à 45000€ et 3 ans de prison). Sans parler du préjudice en terme d’image à long terme.

Il en va de même pour les accidents pouvant engager votre responsabilité (un client se casse le bras en se prenant les pieds dans votre fourre-tout par exemple), ainsi que les accidents pouvant vous survenir lors de l’exercice de votre métier.

Croyez-moi, un seul pépin et vous perdrez largement plus que les taxes et charges économisées !

Soignez votre image

Vous voulez qu’on vous considère comme un pro ? Agissez comme tel ! Un numéro de SIREN, l’établissement de bons de commandes en bonne et due forme, la facturation du travail fourni sont autant d’éléments qui rassurent le client, qui lui permettent de vous prendre au sérieux. Le photographe au noir, c’est dans l’imaginaire collectif le petit amateur qui fait ça le week-end pour dépanner. Ca ne valorise pas votre travail.

Ne vous mettez pas la profession à dos

Comment croyez vous que réagisse le photographe professionnel, qui paie ses impôts et fait son travail dans la légalité, lorsqu’il voit des clients potentiels travailler avec un photographe au noir ?

  1. Il le dénonce (soit aux URSAFF, soit à un groupement professionnel qui possède un service juridique dédié, comme le GNPP)
  2. Il prévient ses collègues et vous grille auprès de la profession

Or, il est important de garder de bonnes relations avec d’autres photographes. Cela permet d’apprendre d’autres méthodes de travail, de se motiver mutuellement (lors de formations, de salons), de s’échanger des idées et des bon plans. Cela permet aussi de pouvoir se faire dépanner lors d’un imprévu qui vous empêcherait d’effectuer une prise de vue.

Lorsque l’on envisage le travail au noir, on pense à très court terme. Car les avantages immédiats sont largement surpassés par les désagréments qui finiront tôt ou tard par arriver…